

600 € la journée facturée mais 320 € sur le compte en fin de mois.
Quelque part entre les deux, quelqu'un a pris la différence. La question n'est pas de savoir si c'est normal. C'est de décider si vous voulez continuer.
C’est souvent là que le portage salarial entre dans la réflexion.
Mais il y a une autre réalité, plus mécanique, qui pousse les consultants IT vers ce statut.
Les consultants qui sont dans l’IT facturent très souvent des TJM au delà de 320 € HT par jour et donc atteigne 72 000 € de chiffre d'affaires annuel en 225 jours soit le seuil maximal de la micro-entreprise. Pour ces profils la micro-entreprise peut être une solution pour démarrer mais pas plus de 2 ans.
Et ensuite ? La plupart se tournent vers la SASU, non pas par conviction, ni volonté spécifique de recruter ou de faire grandir mais parce qu'il faut bien un statut qui tienne.
C’est à ce moment là que le portage salarial peut être une alternative.
- Il peut se substituer entièrement à la SASU pour ceux qui n'ont pas vocation à faire grandir une structure.
- Il peut aussi fonctionner partiellement : vous conservez votre micro tant que le chiffre d'affaires le permet, et vous basculez le reste en portage quand vous approchez du plafond.
Oui, le portage salarial peut être un très bon cadre pour un consultant IT. Surtout si vous voulez reprendre la main sur votre valeur sans absorber la charge administrative d'une société. Mais ce n'est pas un statut magique. C'est un compromis : plus de pouvoir sur votre valeur ajoutée qu'en ESN, plus de sécurité sociale qu'en freelance pur, et un coût qu'il faut comprendre ligne par ligne.
Si vous êtes en train de vous poser la question, c’est rarement par hasard.
👉 Suis-je prêt à me lancer en portage salarial ?
Pour un consultant IT, le portage salarial permet de travailler de façon autonome, de négocier son tarif avec le client, tout en gardant un contrat de travail avec une société de portage salarial (aucune création de SIRET n’est requise).
En pratique, cela change 3 des choses les plus importantes pour vous :
1. On sort partiellement de la logique salariale classique. On n’est plus simplement “placé” sur une mission ; on devient responsable de son positionnement, de son TJM, de sa relation client.
2. On évite la création immédiate d’une structure. Comme on vous le disait, pas de SIRET à créer (SASU, micro-entreprise etc…), pas de comptabilité à piloter dès le premier mois, pas de TVA ou de formalités juridiques à prendre de front si on veut surtout tester un marché.
3. On conserve un cadre salarié, mais pas un CDI classique. Le droit officiel le rappelle : en portage salarial, même en CDI, les périodes sans mission ne sont pas automatiquement rémunérées. C’est un point que beaucoup découvrent trop tard.
Le sujet n’est pas seulement administratif, il est presque toujours économique.
Dans beaucoup d’environnements IT, le consultant commence par découvrir un décalage. Il voit le budget du client, il entend parfois le TJM facturé. Il compare avec son fixe, son variable, sa charge, son niveau de responsabilité et un doute s’installe. Les échanges sur Reddit et les forums pro le montrent bien : la vraie question n’est pas “est-ce que le portage existe ?”, mais “est-ce que je récupère enfin une part cohérente de la valeur que je crée ?”
L’IT se prête assez bien au portage pour une raison simple : beaucoup de missions sont déjà organisées autour d’une expertise identifiable, d’un livrable, d’une durée, d’un budget, parfois d’un intermédiaire. Autrement dit, le consultant n’a pas besoin qu’on lui invente un marché, le marché existe déjà. Il faut surtout choisir la bonne manière d’y entrer.
C’est aussi un secteur où le besoin de rapidité compte. Un consultant cloud ou cybersécurité qui trouve une mission n’a pas toujours envie de passer trois semaines à arbitrer entre SASU, EURL, ACRE, TVA, URSSAF, banque pro, RC Pro, expert-comptable et pacte d’associé qu’il n’a pas. Le portage répond bien à cette phase-là : on peut signer, démarrer, facturer dans un cadre déjà prêt, en parfois moins de 24 heures.
Mais il séduit aussi pour une raison plus silencieuse : il permet de tester son indépendance sans se raconter d’histoire. On ne prétend pas être “entrepreneur” dès le premier jour si, au fond, on veut surtout vérifier trois choses : est-ce que je sais vendre ? Est-ce que mon TJM tient ? Est-ce que je supporte l’irrégularité ?
👉 Pour beaucoup, tout commence par là : trouver son premier client quand on a peur de se lancer.
Prenons l'exemple d'un consultants.
Un consultant cybersécurité confirmé décroche une mission à 510 € HT par jour dans le département 85. Ce niveau de facturation n’a rien d’exotique sur certains métiers IT : les données observées par Free-Work montrent justement des ordres de grandeur comparables pour des profils chef de projet, manager IT ou DevOps confirmés, selon expérience et localisation.
Imaginons maintenant :
À partir de là, beaucoup de consultants font une erreur de raisonnement. Ils comparent ce chiffre directement à leur ancien salaire brut annuel, ou à un net mensuel espéré. Ce n’est pas la bonne comparaison.
Sur ces 9 562,50 €, il faut déduire, au minimum :
Le bon réflexe n’est donc pas de demander : “Combien je touche sur 510 € ?”
Le bon réflexe, c’est : “Combien je garde vraiment sur une année réaliste, après intercontrat, congés, frais et rythme de mission ?”
Et c’est là que le portage devient intéressant pour certains consultants IT : parce qu’il permet, très factuellement, d’obtenir un revenu qui est systématiquement supérieur à celui d’un CDI en ESN, tout en restant dans un cadre plus lisible qu’une société à gérer soi-même.
Autrement dit, le portage n’est pas forcément l’option qui “rapporte le plus” sur le papier. En revanche, c’est souvent celle qui offre le meilleur ratio revenu vs. simplicité et sécurité psychologique au moment de la transition.
👉 Pour comprendre comment on calcule son TJM en portage salarial c’est ici
La vraie comparaison ne se fait pas entre “portage” et “freelance”, elle se fait entre plusieurs compromis.
Face à une ESN, le portage donne généralement plus de visibilité sur la valeur de marché de la mission.
On négocie son tarif, on sait ce qui est facturé, on voit plus clairement où part l’argent.
En contrepartie, on perd ce que le CDI absorbe à votre place : l’inertie commerciale, la continuité de revenu en cas d’intercontrat, le confort de ne pas prospecter, parfois la formation, parfois la marque employeur.
Pour un consultant IT expérimenté qui sait déjà délivrer chez un client grand compte, la question devient vite assez simple : “ai-je encore besoin qu’une structure salariale classique capture une part aussi importante de ma valeur ajoutée ?”
La micro peut être très rentable sur certains seuils et pour des débuts d’activité simples. Mais dans l’IT, comme on vous l’expliquait en introduction, elle montre aussi vite ses limites : plafonds, gestion de la croissance, image perçue selon les clients, faible profondeur de protection sociale sur certains points et difficulté à raisonner au-delà d’un démarrage.
Le portage coûte plus cher en apparence, mais il achète quelque chose de concret : un statut salarié, une paie, une assurance structurée, un cadre contractuel et une relation plus simple avec certains clients ou intermédiaires.
La SASU donne plus d’optimisation potentielle, plus de latitude, un contrôle globalement plus important. Mais elle demande aussi plus de maturité de gestion, plus de discipline, plus d’arbitrages, et une vraie tolérance à la complexité.
La SASU séduit sur le papier. En pratique, elle révèle vite une autre réalité que beaucoup de consultants nous racontent.
De nombreux consultants nous racontent que ce qu’ils reprochent le plus souvent à ce statut:
L'expert-comptable établit les comptes, valide les choix qu'on lui soumet, mais propose rarement quelque chose de lui-même. L'avocat répond aux questions posées, mais n'anticipe pas celles auxquelles on n'a pas encore pensé.
Résultat : le consultant se retrouve à faire ses propres recherches, à comprendre seul les implications de décisions que personne ne lui a expliquées, à pousser l'information vers des prestataires censés le conseiller. Leur charge mentale devient épuisante.
C'est un paradoxe fréquent : on crée une structure pour gagner en contrôle, et on passe une partie de son énergie à gérer ce qu'on ne maîtrise pas.
Le portage ne résout pas tout. Mais il déplace la charge, et chez Selfy, il la déplace vraiment.
Nos consultants n'ont pas à surveiller l'évolution des normes URSSAF, les propositions de loi, les fenêtres d'optimisation fiscale ou les changements de jurisprudence. C'est notre travail... Nous évaluons en permanence le marché, le cadre légal, les opportunités, et nous venons vers nos consultants avec des propositions concrètes, avant même qu'ils aient pensé à poser la question.
Ce que beaucoup reprochent à leur expert-comptable ou à leur avocat en SASU, être réactifs mais jamais proactifs, c'est précisément ce que nous avons choisi de ne pas être. Vous n'avez pas à pousser l'information vers nous pour qu'on vous conseille. C'est nous qui venons vers vous.
Vous devez avoir une seule chose à faire : exercer votre expertise.
Il n'existe pas de bon statut universel. Il existe des statuts adaptés à une situation, à un moment, à une façon de travailler et de vivre.
Lorsqu’on est jeune, sans charge de famille, sans crédit immobilier, en bonne santé, la micro-entreprise peut nous sembler suffisante sur du court terme. Elle est simple, rapide, efficace. Les avantages du salariat n'ont pas encore de prise réelle sur le quotidien.
Mais les situations évoluent : un conjoint en reconversion, un enfant, un prêt à décrocher, un arrêt de travail, une période d'intercontrat qui s'étire... Ce sont ces moments-là qui donnent une valeur concrète à ce que le portage salarial offre structurellement : un bulletin de salaire, une protection sociale complète, un cadre.
Le bon statut c’est celui qui correspond à ce que vous êtes en train de construire, professionnellement et personnellement.
La plupart des consultants qui arrivent sur cet article ont déjà une intuition de leur réponse. Parfois il suffit de la mettre en face des bons paramètres pour qu'elle devienne une décision.
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