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“J’ai vu que des profils comme le mien facturaient 600€.”, “On m’a dit que je valais 500€ par jour”
Des phrases qui reviennent souvent, quand on parle avec des consultants. Sauf qu’un TJM n’a de sens que s’il permet d’atteindre un revenu net précis. On peut facturer 600€ par jour et gagner moins qu'on ne l'imaginait ou facturer 450€ et s'y retrouver mieux qu'attendu. Tout dépend de ce qu'il y a autour et c'est rarement ce qu'on explique.
En portage salarial, le TJM se calcule à partir du revenu net souhaité, puis du nombre de jours réellement facturés.
Une approximation simple permet de se situer rapidement :
TJM ≈ (revenu net avant impôt × 2) / nombre de jours facturés
Grâce à ce calcul, on évite une erreur fréquente : partir d’un tarif vu ailleurs, sans lien avec sa propre situation.
TJM, en apparence, c'est simple : une journée, un chiffre. Mais c’est rarement aussi lisible.
On voit régulièrement des consultants au même TJM découvrir des écarts importants sur leur revenu net, parfois plusieurs centaines d’euros on en parle juste ici dans l'article même TJM mais 1000€ d’écart. Le problème n'est pas le tarif, c'est tout ce qu'il cache : combien de jours vous facturez vraiment ? Quel niveau de frais ? Comment votre rémunération est structurée ?
Dans les discussions entre consultants, tout le monde cite un chiffre mais personne ne parle de la même chose.
Certains comparent des TJM entendus ailleurs, d’autres s’appuient sur des simulateurs ou alors ils prennent une “moyenne marché” comme référence.
Le TJM, pris seul, ne permet pas de savoir ce que vous allez gagner car il faut prendre en compte tout ce qu’il y a autour.En portage salarial, le raisonnement se fait dans l’autre sens. On part du revenu net visé, puis on regarde ce que ça implique en jours facturés, en frais, en structure et seulement à la fin, le TJM apparaît.
Prenons un cas simple.
Vous voulez atteindre 60 000 € net par an avant impôts.
Pour y arriver, il faut générer environ 120 000 € de chiffre d’affaires.
Si vous facturez autour de 225 jours dans l’année, cela donne un TJM proche de 533 €.
Ici on a pas seulement pris le résultat on a surtout regardé ce qu'il représente. On part d’un niveau de revenu, puis on reconstruit le TJM, au lieu de partir d’un tarif vu sur le marché.
Et dès qu’on change une variable (moins de jours facturés, plus de frais, un rythme de mission différent) le TJM bouge ! C'est pour ça que deux consultants au même profil peuvent afficher des taux différents.
La règle du "net × 2" donne une direction. Pour poser un TJM qui tient vraiment, il faut aller un cran plus loin : décomposer l'année réelle, puis ramener chaque charge au jour facturé.
Quel nombre de jours anticiper ? (5 jours ouvrés × 52 semaines) − 25 jours de congés payés − provision d'absences exceptionnelles − jours fériés
En pratique, on arrive souvent entre 200 et 220 jours facturables. Ce chiffre posé dès le départ change déjà beaucoup de choses.
Quelles charges ramener au jour facturé ?
Pris séparément, chaque poste semble anodin. Mis bout à bout, ils peuvent représenter plusieurs dizaines d'euros de TJM, des euros qui manquent si on ne les a pas anticipés.
Un TJM freelance et un TJM en portage salarial peuvent sembler similaires. Ce que vous touchez à la fin, c'est une autre histoire.
C’est ce qui rend les comparaisons directes de TJM souvent trompeuses.
Certains facteurs font bouger le TJM.
La situation géopolitique et économique Les budgets des entreprises ne sont pas imperméables à ce qui se passe dans le monde. Tensions internationales, incertitudes économiques, ralentissement des marchés : tout cela finit par se traduire concrètement dans les décisions d'achat des clients. Quand le contexte se durcit, les missions peuvent se faire plus rares et les négociations plus serrées. Ce n'est pas une raison de bloquer sa réflexion sur son TJM, mais c'est un paramètre à intégrer plutôt qu'à ignorer.
Senior ou junior : Un consultant senior peut afficher un TJM plus élevé, mais fait face à des attentes plus exigeantes et une base de clients parfois plus réduite. Un junior démarre plus bas, mais progresse vite si les missions s'enchaînent. L'erreur dans les deux cas : copier le TJM de quelqu'un d'autre sans tenir compte de là où on en est.
Débuter en portage : Se lancer, c'est souvent accepter un léger compromis au départ. Un premier TJM légèrement en dessous de ce qu'on visait, le temps de construire une référence et de comprendre comment le portage fonctionne dans la pratique. Ce n'est pas renoncer à sa valeur, c'est poser la première pierre. Ce moment particulier, cette phase entre le choix et la première confirmation, mérite qu'on s'y attarde. On en parle dans notre article dédié à trouver son premier client.
Le lieu de la mission : Paris, Lyon, une ville moyenne, full remote : le tarif pratiqué ne sera pas le même. Avant de fixer un TJM, regarder ce qui se pratique là où vous intervenez est une étape que beaucoup sautent. Les données Météojob T4 2025 et la Météojob T1 2026 donnent un repère utile par secteur et par région.
Cette approche devient utile quand les chiffres commencent à ne plus coller.
Par exemple, un consultant en ESN qui connaît sa valeur sur le marché, mais qui n’arrive pas à traduire un TJM en revenu réel. Ou quelqu’un qui hésite entre freelance et portage salarial, et qui cherche un repère concret.
Elle ne suffit pas toujours pour les situations plus fines. Dans ces cas-là, il faut aller plus loin que la règle rapide et rentrer dans le détail avec un conseiller qui connaît vraiment le portage salarial.
Fixer son TJM, c'est un exercice qu'on croit simple au départ. Il suffit de quelques variables pour réaliser que ça mérite plus qu'un calcul rapide.
La bonne nouvelle : une fois qu'on a posé les bons chiffres, tout devient plus lisible : le revenu visé, les jours à facturer, les charges à couvrir. Ainsi le TJM qui en découle n'est plus une supposition, c'est une cible.
Pour aller plus loin et optimiser vraiment son revenu net, c'est là qu'un conseiller en portage salarial fait la différence.
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